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République du Congo : ASTI–IRA Fiche d’information

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Autres langues :
English version

Auteurs :
Léa Vicky Magne Domgho, Grégoire Bani et Kathleen Flaherty

Année :
2017

Publié par :
Institut international de recherches sur les politiques et Institut national de recherche agricole

Catégorie de publication

Afrique au sud du Sahara

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Des dépenses en baisse

Ces dernières années, les contraintes économiques résultant de la chute des cours du pétrole sur le marché international ont affecté négativement les dépenses congolaises de la recherche agricole: celles-ci ont baissé de 28% entre 2008 et 2014 — renversant ainsi la tendance positive constatée antérieurement. En 2014, la République du Congo n’investit que 0,44% de son PIBA dans la recherche agricole, pourcentage bien inférieur à la cible minimale de 1% recommandée par l’Union africaine et les Nations Unies.

Refonte institutionnelle

Une restructuration de la DGRST résultant en la formation de l’Institut national de recherche agricole (IRA), de l’Institut de recherche forestière (IRF) et de l’Institut de recherche en sciences exactes et naturelles (IRSEN) est censée améliorer la coordination et l’efficacité de la recherche congolaise, y compris au niveau de la rétention du personnel et du recrutement. Le gouvernement ayant approuvé l’initiative de refonte dès 2012, les nouveaux instituts ont pu lancer leurs premières activités en 2014.

Effritement des capacités

Entre 2000 et 2014, les centres de la DGRST ont vu baisser d’un tiers leur effectif total de chercheurs agricoles, suite aux départs à la retraite et aux démissions pour d’autres motifs tels que l’insatisfaction causée par des niveaux salariaux bien inférieurs à ceux que propose le secteur de l’enseignement supérieur. Les postes vacants ne pouvant être pourvus tant qu’une interdiction de recrutement frappait la fonction publique, la part des chercheurs agricoles employés par les centres de la DGRST est passée de 82% du total national en 2000 — à 59% en 2014.

Vieillissement des chercheurs

En 2014, près de 60% des chercheurs agricoles du Congo intégraient la tranche d’âge des 50 ans ou plus, un des pourcentages les plus élevés en Afrique. Cette part s’élevait à 78% dans la catégorie des titulaires d’un doctorat. Vu que, simultanément, la fonction publique est frappée d’un gel du recrutement, l’usure des capacités de recherche risque de s’aggraver avec le temps. Pour que la recherche puisse contribuer à la réalisation des objectifs de développement agricole du pays, le maintien de la «masse critique» de scientifiques agricoles est une condition essentielle.