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Une évaluation approfondie des enjeux critiques relatifs à la R&D agricole en Afrique de l’Ouest

Photo: Livestock market in Mali

Rapport de synthèse

Évaluation des enjeux critiques relatifs aux capacités humaines, financières et institutionnelles de la R&D agricole en Afrique de l’Ouest
français | anglais

 

Publications relatives aux pays

  • Bénin
    rapport (F) – sommaire (F) (A)
  • Burkina Faso
    rapport (F) – sommaire (F) (A)
  • Ghana
    rapport (A) – sommaire (A)
  • Sénégal
    rapport (F) – sommaire (F) (A)
  • Sierra Leone
    rapport (A) – sommaire (A)
  • Togo
    rapport (F) – sommaire (F) (A)

En 2013 et en 2014, le programme ASTI, le CORAF et les points focaux nationaux ont réalisé une évaluation approfondie des enjeux critiques relatifs aux capacités humaines, financières et institutionnelles auxquels doivent faire face les instituts nationaux de recherche agricole (INRA) du Bénin, du Burkina Faso, du Ghana, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo. L’étude avait pour composantes une enquête quantitative permettant de recueillir des informations sur les ressources humaines et financières, les infrastructures de la R&D et les résultats/produits de la R&D ; une série d’entretiens en tête-à-tête avec certains chercheurs et responsables de la gestion choisis ; et enfin, une enquête sur la motivation menée auprès d’un groupe choisi de chercheurs et de responsables de la gestion. Les résultats et conclusions de cette évaluation détaillée ont été récapitulés et édités : ils ont fait l’objet d’une série de publications relatives aux pays concernés et d’un rapport de synthèse. Ce dernier a mis en exergue les tendances transversales et les défis communs qui se sont dégagés de l’analyse des données nationales en les regroupant en cinq grands domaines : ressources financières, ressources humaines, résultats/produits de la recherche, infrastructures de la recherche et conditions institutionnelles.

En comparant l’Afrique de l’Ouest à d’autres régions africaines, on note que ses investissements dans la recherche agricole représentent un pourcentage du PIBA bien plus faible, qu’elle est plus dépendante des contributions irrégulières des bailleurs de fonds et que l’ensemble de ses scientifiques est non seulement bien plus âgé (ils sont nombreux à approcher l’âge de la retraite) mais qu’il compte bien moins de femmes. À cela s’ajoute que l’Afrique de l’Ouest est sérieusement mise au défi sur le plan des infrastructures de la R&D. Le caractère démodé des installations et des équipements constitue une entrave à la conduite de recherches productives, ce qui risque de réduire la quantité et la qualité des résultats de recherche et finit par en affaiblir l’impact.

Les principales recommandations politiques qui émergent de l’évaluation sont les suivantes :

  • Les gouvernements se doivent d’aborder le problème du sous-investissement dans la R&D agricole et de prendre les dispositions politiques nécessaires pour diversifier les sources de financement.
  • Les gouvernements doivent investir dans la formation et dans le renforcement des capacités et combler le fossé creusé par les différences de statut et de rémunération entre chercheurs des INRA et chercheurs universitaires.
  • Les gouvernements doivent formuler des plans d’action politique à long terme pour la recherche agricole nationale et renforcer l’appui institutionnel, financier et infrastructurel qu’ils accordent aux INRA.