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Bilan des capacités de R&D agricole nationale en Afrique au sud du Sahara

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Autres langues :
English version

Auteurs :
Nienke Beintema et Gert-Jan Stads

Année :
2014

Publié par :
ASTI/Institut international de recherche sur les politiques alimentaires

Catégorie de publication

Publications générales

La croissance démographique élevée, la dégradation des sols, le changement climatique et la volatilité des prix des denrées alimentaires sont autant de facteurs qui influent sur la sécurité alimentaire en Afrique au sud du Sahara. Pour produire les résultats de recherche escomptés et accélérer cette croissance agricole, les pays de l’Afrique au sud du Sahara nécessitent des fonds suffisants et durables afin de financer des programmes de recherche agricole stratégiques répondant aux priorités nationales et sous-régionales, ainsi que des chercheurs talentueux, dûment formés et menant leurs recherches dans un environnement novateur, efficace et motivant. Certains pays enregistrent déjà des succès dans ce domaine, et beaucoup d’autres ont intensifié leur engagement et réalisé d’importants progrès. Néanmoins, ces efforts sont encore freinés par l’inadéquation des systèmes et l’insuffisance des ressources financières et humaines.

Selon le rapport, les dépenses et les capacités en ressources humaines dans la R&D agricole ont fortement augmenté dans la région depuis 2000, mais elles se concentrent dans quelques pays africains. Le rapport a également tiré les conclusions suivantes:

  • Les faibles niveaux de salaires et les mauvaises conditions de service ont entraîné une forte rotation des chercheurs en Afrique. Par ailleurs, une grande partie des chercheurs expérimentés sont proches de la retraite.
  • Les femmes scientifiques restent considérablement sous-représentées dans la R&D agricole, bien qu’elles soient bien placées pour affronter efficacement les défis pressants auxquels font face les agriculteurs africains, majoritairement de sexe féminin.
  • La dépendance envers les donateurs et la volatilité des financements reste importante dans de nombreux pays. Les programmes de recherche nationaux dépendant fortement des donations peuvent être redirigés vers des objectifs à court terme qui ne correspondent pas obligatoirement aux priorités régionales ou nationales.

Eu égard aux contraintes de financement, les options des gouvernements et des chercheurs africains sont limitées face aux nombreux défis à relever dans le développement des systèmes de recherche agricole. Le rapport mentionne plusieurs changements de politiques réussis et déjà adoptés dans certains pays, qui peuvent fournir de précieux enseignements pour les autres.