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Sénégal : ASTI–ISRA Fiche d’information

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Autres langues :
English version

Auteurs :
Léa Vicky Magne Domgho, Lamine Gaye et Gert-Jan Stads

Année :
2017

Publié par :
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires et Institut Sénégalais de Recherches Agricoles

Catégorie de publication

Afrique au sud du Sahara

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Sénégal

Augmentation des investissements

’augmentation des dépenses de la recherche agricole au cours des dernières années est principalement due au doublement des salaires des chercheurs de l’ISRA et aux dépenses consacrées aux programmes et infrastructures de recherche depuis le lancement de la phase II du PPAAO financé par un prêt de la Banque mondiale. En 2014, le Sénégal a investi 1,15% de sa production agricole dans la recherche, contre 0,63% en 2012. Le ratio d’intensité de la recherche agricole dépasse actuellement la cible minimale de 1% du PIBA fixée par l’Union africaine et les Nations Unies.

Développement du PPAAO

Via le PPAAO, le Sénégal a emprunté 7,5 milliards de CFA pour renforcer sa capacité de recherche sur les céréales sèches en 2008–2012. Ce prêt a permis de former des chercheurs et réhabiliter les installations de recherche sur les céréales. En 2013, la Banque mondiale a approuvé une phase II du PPAAO-Sénégal, qui inclut élevage et horticulture et s’accompagne d’un budget de 30 milliards de CFA pour 2013–2017. Le PPAAO finance de plus le FNRAA, mécanisme de fonds compétitifs qui accueille des propositions de recherche multidisciplinaire soumises par des parties prenantes.

Une meilleure capacité

Par rapport aux pays africains de taille similaire, la capacité humaine de recherche agricole du Sénégal est insuffisante pour réaliser son programme de recherche. Suite à une baisse des effectifs sous l’effet combiné de gels de recrutement et de nombreux départs (retraite et autres motifs), le gouvernement approuva une hausse des salaires des chercheurs en 2012 et le report de l’âge de la retraite de 60 à 65 ans. Il autorisa de plus l’ISRA à recruter et former 10 chercheurs par an pendant 10 ans, pour ainsi subvenir à ses besoins en matière de capacités humaines.

Faible collaboration

Même si administré par le Ministère de l’Agriculture, l’ISRA et les services nationaux de vulgarisation agricole n’entretiennent que de faibles liens collaboratifs. Et plutôt que de collaborer dans le cadre d’un système d’innovation agricole plus large, ces organismes entrent en compétition pour des ressources limitées. Il faut consolider les liens entre la recherche et la vulgarisation afin que les agriculteurs adoptent, avec succès, des variétés et techniques améliorées mises en circulation par l’ISRA.