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Évaluation des ressources humaines et matérielles actuellement disponibles pour effectuer la collecte de données au niveau national

L’un des objectifs principaux que le programme ASTI s’est fixés pour la période 2012–2014 en Afrique subsaharienne consiste à y instaurer un système décentralisé et institutionnalisé : en effet, grâce à la mise en marche d’une série de points focaux nationaux et régionaux, il sera désormais possible de recueillir, compiler et analyser – à un rythme plus fréquent – les données afférentes aux ressources financières et humaines consacrées à la R&D agricole. Nous estimons que les chercheurs travaillant dans un tel cadre systémique se sentiront davantage propriétaires et maîtres des données nationales et que cela aura pour résultat final un recours plus fréquent aux données ASTI comme instrument de plaidoyer et de définition de priorités, ainsi que pour exercer une influence sur l’élaboration de politiques.

Toutefois, un obstacle de taille entrave la création d'un tel système : dans bon nombre de pays d'Afrique subsaharienne on constate l’absence de systèmes institutionnels performants de gestion des données. Il s’ensuit que la collecte de données ASTI s’avère un travail de longue haleine et que dans bien des cas, la qualité globale des données (temporelles) laisse fortement à désirer. Au niveau national, la dispersion géographique des organismes de R&D agricole et la faiblesse des infrastructures (moyens de transport et communications) constituent des entraves qui diminuent de beaucoup l’efficacité du système de gestion des données. En outre, comme les systèmes de gestion des données en vigueur dans différents organismes nationaux n’appliquent pas toujours les mêmes définitions, normes et procédures, l’établissement de comparaisons entre organismes nécessite un travail long et laborieux.

Divers représentants nationaux participant à diverses rencontres ASTI ont souligné l’importance d’une meilleure intégration des activités ASTI dans les programmes de suivi-évaluation actuellement en cours à l’échelle nationale dans différents pays, ce à la fois pour réduire les répétitions inutiles d’activités déjà accomplies et pour rehausser la pertinence du programme ASTI. Souhaitant se faire une idée d’une part, des méthodes de gestion de données et des activités de suivi-évaluation déjà en application dans chacun des pays partenaires et d’autre part, des principales lacunes en ressources humaines et matérielles qui entravent la bonne marche des systèmes nationaux de gestion de données, l'équipe ASTI a mené une brève enquête parmi les collaborateurs ASTI de 30 pays d'Afrique subsaharienne. L’enquête les interrogeait sur les points et thèmes suivants :

  • les types de systèmes de gestion de données en place dans le pays de la personne interrogée ;
  • la présence au sein de l'institut national de recherche agricole (INRA) d’une personne ou d’une équipe chargée spécifiquement du suivi et de l’évaluation des travaux ;
  • l’approche adoptée pour recueillir, gérer et maintenir les données requises ;
  • les principaux défis à relever en matière de gestion des données ;
  • l’accès (facile ou difficile) aux données d’organismes de R&D autres que l'INRA ;
  • en dehors d’ASTI, la présence ou non d’autres projets axés sur les données relatives aux investissements et aux ressources humaines et,
  • le cas échéant, les possibilités de mieux harmoniser les activités menées par ASTI et ce que font ces autres projets.

Les résultats de cette enquête sont résumés dans le document suivant.