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Burkina Faso: ASTI-INERA Note de Pays

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Autres langues :
English version

Auteurs :
Stads, Gert-Jan; Sawadogo Kaboré, Séraphine

Année :
2010

Publié par :
Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires (IFPRI); et Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA)

Catégorie de publication

Afrique au sud du Sahara

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Burkina Faso

En 2008, le Burkina Faso investissait 3,9 milliards de francs CFA dans la R&D agricole, soit 19,5 millions de dollars (en prix de 2005); ce total incluait les salaires, les frais de fonctionnement et les coûts de programmes couverts par le biais de subventions, ainsi que les frais d’immobilisations. Le financement de la R&D agricole
s’est révélé très instable au cours de ces dernières décennies. Entre 1989 et 2004, la Banque mondiale est intervenue dans le domaine de la R&D agricole par la conduite de deux grands projets.  

L’achèvement de ces deux projets a plongé l’INERA et l’IRSAT dans une crise financière qui a eu de graves répercussions sur leur fonctionnement quotidien et empêché le recrutement de nouveaux chercheurs. Le vieillissement rapide du personnel chercheur constaté au sein de l’INERA constitue une véritable menace pour l’avenir de la recherche agricole burkinabè. En effet, même si, dans l’ensemble, les chercheurs agricoles du Burkina Faso se rangent actuellement parmi les plus qualifiés en Afrique,
le recrutement et la formation de jeunes chercheurs gardent une importance cruciale si l’on veut maintenir à long terme et au niveau national, une masse critique de scientiques agricoles.

Le renforcement des capacités est au programme du PPAAO/WAAPP, certes, mais il reste à voir combien de nouveaux chercheurs seront effectivement recrutés. Le lancement national du PPAAO/WAAPP apportera sans doute une amélioration temporaire de la situation financière, mais à long terme c’est l’État qui devra prendre les dispositions nécessaires pour consolider les bénéfices du programme. Il lui faudra prendre en charge le financement de la recherche agricole an d’éviter l’instabilité des investissements qui, jusqu’à ce jour, a caractérisé la recherche agricole au Burkina Faso.